La lisibilité des cartes

Les critères à prendre en compte (1) :


l'efficacité

La carte doit permettre de répondre aux deux questions :
Où est tel caractère ?
A tel endroit qu'y a t-il ?
Dans le cas de nombreux caractères il convient de faire plutôt plusieurs cartes qu'une seule regroupant trop de données. C'est la solution retenue dans les démarches " espace ".


le degré d'abstraction

La facilité de lecture d'une représentation spatiale par un lecteur profane sera inversement proportionnelle à son degré d'abstraction (Pierre Maurel). Le degré d'abstraction augmente avec les éléments digitaux (lettres signes, dessins codes par opposition à analogiques, perception directe, vue, voix, toucher etc.), donc avec la schématisation. Il augmente aussi avec la quantité d'éléments cachés, notamment flux, interactions, suggérés et intellectualisés.
Il augmente aussi pour les cartes quand l'échelle de la représentation diminue et s'éloigne des objets perçus au quotidien.


le degré de densité de l'information

Plus la carte portera d'information, moins elle sera lisible, car la capacité d'un individu à lire, puis assimiler et mobiliser l'information est limitée. La trop faible densité provoquera cependant le désintérêt. C'est pourquoi dans les démarches espaces, on choisit d'élaborer des cartes élémentaires (atouts, projets, etc.), et que leur synthèse n'est pas leur somme ou leur superposition. Par contre l'utilisation de diaporamas constitue une bonne formule d'élaboration par touches successives lisibles, de cartes de forte densité en informations.