la lisibilité des cartes

Les critères à prendre en compte (2) :

le degré d'acceptabilité de la carte

L'acceptation, la méfiance ou le rejet de la carte va dépendre de plusieurs facteurs, notamment psychologiques et sociologiques.
La légitimité du concepteur. Evidemment, dans le cas des démarches espaces, celle-ci est très forte, le lecteur étant le réalisateur.
L'ouverture et la fermeture (carte définitive ou évolutive) : si un élu ou un technicien réalise une carte ou la met au propre, c'est pour l'améliorer ensuite. La carte fermée rendra plus difficile son acceptation.
Le coût psychologique de la technologie cartographique utilisée : plus la carte utilise des technologies sophistiquées, plus l'acceptabilité est difficile pour des acteurs non initiés. Lors des démarches espace, le coût est faible, le dessin à main levé, l'invention de légendes, l'utilisation d'un logiciel courant réduisent fortement ce coût.

Les enjeux et déséquilibres révélés et surtout la trop brutale interpellation des acteurs sur ce qui apparaît dans les cartes, doit être contre balancé par un courage de dire les choses évitant l'appauvrissement du à la langue de bois. Les enjeux doivent être abordés à bon escient, au bon moment et la lecture collective des cartes le permet.

Les cartes d'auto-diagnostic ne touchent que très rarement au questions de statut juridique des représentations, car elles ne rentrent pas dans le détail d'informations sujettes à confidentialité. La carte en sera d'autant plus acceptée.