Ces pages sélectionnées par Mairie-conseils CDC, illustrent la démarche espace et développement.

 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Le Pays Provinois

Projet de territoire

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

a)         
Zone de Texte: Association du Pays Provinois – 1, cour des Bénédictins – 77 160 Provins – 01 60 67 69 42 (tel/fax) – pays.provinois@wanadoo.fr

 


Fond de carte : INSEE, Inventaire communal, 98

 

SNCF

 
Zone de Texte: La situation du Pays Provinois

Marne-la-Vallée

 

Paris

 
Zone de Texte: SNCF
1H15 Paris

Europort Vatry

 

35 min A5

 

*Temps compté à partir de Provins même

 

45 min

Marne

 

Melun

 

Nogent

 

Provinois

 

Troyes

 
Zone de Texte: 45 min Troyes

A4

 

A5

 


 

 

 

 

 

 

 

 

Source : Association du Pays Provinois, 2001

 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

La méthode

 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

Zone de Texte: Pour l’élaboration du diagnostic de territoire, le Pays Provinois a travaillé en collaboration avec Mairie-Conseils selon une démarche cartographique basée sur la réalisation de quatre cartes - exprimant les atouts, les problèmes, les évolutions et les enjeux du territoire – tout d’abord à l’échelle de la commune, puis de l’intercommunalité et enfin du Pays.

Il s’agit de prendre en compte les spécificités et la diversité de l’espace : modes d’occupation et d’usages du sol, répartition de la population, localisation des activités économiques, richesse des milieux naturels et du patrimoine, espaces conflictuels, attraction plus ou moins forte des pôles urbains… Cette visualisation permet de dégager des problématiques et des enjeux à la fois communs à l’ensemble du territoire ou propres à certaines parties seulement. Les objectifs pourront ainsi être adaptés aux spécificités internes au territoire afin de corriger les déséquilibres ou de renforcer les vocations particulières.

L’objectif est de concevoir le projet de territoire dans l’espace et non uniquement par thèmes (économie, culture, habitat…), incitant ainsi à une lecture transversale des orientations. Ce mode de présentation est bien adapté aux projets globaux car il s’attache davantage aux complémentarités et synergies des interventions qu’aux intérêts sectoriels à court terme.
 


 

 

 



Objectifs et intérêt de l’autodiagnostic

 

üFaire remonter l’information des communes, concernant le vécu du territoire. Cela induit une connaissance approfondie des préoccupations locales et de la manière dont les élus appréhendent l’idée du territoire du Pays. Toutefois, il convient d’établir ensuite un parallèle entre cette information subjective et les données objectives afin de relativiser et d’analyser le sens des préoccupations exprimées, des priorités locales.

 

üPermettre une appropriation du projet par les acteurs locaux, mobilisés dès l’origine autour de leurs propres préoccupations puis replacés progressivement dans un contexte élargi. Cela permet d’ouvrir leur réflexion à ce qui se passe dans les communes voisines et ainsi de faire naître l’idée d’appartenance à un territoire plus vaste, enrichi de ses différences.

 

üChaque maire ainsi qu’un certain nombre de conseillers municipaux, de représentants associatifs et socioprofessionnels se rencontrent et des liens sont établis, liens qui se renforcent à chaque nouvelle réunion. Ces acteurs locaux seront ensuite les acteurs du projet, il est important d’instaurer entre eux une réelle relation d’écoute, de dialogue et de confiance.

 



 

La méthode

 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

La méthode

 
Zone de Texte: 2- L’approfondissement des orientations
 

 

 

 

Après les élections municipales, soirée d’information des nouvelles équipes municipales

 

Première réunion des 3 commissions thématiques

 

Réunion des 7 groupes de projet

 

Validation du projet de territoire finalisé en Assemblée Générale

 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



            Le diagnostic de territoire vise à mieux connaître l’existant et les besoins afin de définir des axes d’action pertinents et adaptés non seulement aux attentes mais également aux moyens dont dispose le Pays Provinois.

 

            Une fois dégagés, ces axes de développement doivent être approfondis afin d’aboutir à des projets concrets. De nombreuses idées ont été exprimées lors du diagnostic. Il convient maintenant d’établir des priorités, des choix parmi celles qui se révèleront réalisables, celles qui devront attendre et celles qui seront abandonnées.

 

            Si la synthèse cartographique a incité à un regard transversal et global sur notre territoire, il convient ensuite de cibler la réflexion sur des projets cohérents entre eux au sein des trois grands domaines qui se dégagent de la réflexion :

 

            Øl’économie et le tourisme

            Øles services aux personnes

            Øle cadre de vie, naturel et bâti


 

            C’est au travers de trois commissions thématiques que sera continué le travail. Tous les participants aux réunions de diagnostic sont invitées à s’inscrire dans ces commissions puis dans les groupes de projets qui en sont issus. Les propositions élaborées dans ces groupes remontent ensuite en commissions, qui elles-mêmes feront remonter les projets retenus en Comité Directeur puis Assemblée générale pour une validation finale du projet de territoire pour les cinq années à venir. Ce projet sera cependant évolutif et les programmes d’action annuels seront élaborés au fur et à mesure.

 

 

 

 

 



 

Zone de Texte: Quel bilan peut-on tirer de la démarche? 

 

 



            Le succès ou l’échec de la méthode participative adoptée se mesure à l’aune de la participation. Ainsi, il convient de s’attarder sur deux aspects :

-quantitatif, c’est-à-dire le nombre de personnes mobilisées

-qualitatif, c’est-à-dire le degré d’implication et de satisfaction des participants

 

            Les réunions de diagnostic communal réunissaient de 10 à 20 personnes, en fonction de la taille de la commune, de la volonté du maire d’élargir la réunion à des non-élus et à la présence ou non de personnalités particulièrement actives dans leur commune. Lors des synthèses intercommunales, l’assemblée variait de 25 à 35 personnes, en fonction du nombre de communes présentes au sein de l’intercommunalité. Enfin, les deux réunions de synthèse globale du Pays Provinois ont accueillies 80 personnes chacune, provenant de l’ensemble du territoire.

 

Particulièrement bien mobilisés par cette démarche de remontée de l’information, les élus et les acteurs locaux ont exprimé le souhait d’être activement associés à la suite de l’élaboration du projet de territoire et à la concrétisation des projets. Or, cette implication locale s’avère primordiale afin d’entretenir le sentiment de maîtrise du projet par la base et donc de garantir leur actif engagement dans sa mise en œuvre. De plus, les élus ont exprimé le souhait de disposer d’une communication interne régulière, d’un retour de l’information vers la commune.

 

            Sur un plan plus qualitatif, la démarche semble également un succès pour quatre raisons :

·         Le travail en petits groupes hétérogènes (mélangeant les représentants de communes et d’intercommunalités différentes pour réfléchir ensemble au Pays Provinois), a tout d’abord étonné, les participants semblaient sceptiques. Puis, ils y ont trouvé un intérêt certain et souhaitent maintenant poursuivre ce fonctionnement. Raisonner à une échelle Pays et associer à la réflexion de non-élus s’est avéré positif. Le succès des groupes de projet organisés au mois de septembre en est le témoin. Le nombre et le profil des participants se sont encore élargis et la participation aux débat galvanisée.

·         Par ailleurs, il est souhaité que le Pays Provinois s’appuie sur les structures professionnelles compétentes dans le montage des projets et développer des échanges avec les territoires voisins. Cette notion d’ouverture partenariale est un élément fort de la méthode préconisée.

·         L’organisation en groupes de réflexion à géométrie variable, en fonction des sujets, voilà le bon mode de fonctionnement pour nos 37 communes.

·         La rotation des lieux de réunion dans l’ensemble des communes du Provinois semble aller dans le même sens. Cela contribue à une meilleure interconnaissance. Chaque commune trouve sa place dans le Pays en contribuant au bon fonctionnement des réunions.

 

            Par ailleurs, le caractère innovant de la méthode cartographique adoptée s’est avéré très positif dans le sens où il permet une visualisation concrète et synthétique des éléments diagnostiqués. Dans les communes, l’élaboration des cartes évite des oublis, notamment sur un territoire rural éclaté, révèle des zones, des aires de concentration des enjeux ou des problèmes.

 

            En procédant eux-mêmes à l’élaboration des cartes et en suivant leur évolution, les participants apprennent à se reconnaître et à se concevoir comme faisant partie d’un tout. Se développe progressivement une prise de conscience de l’existence d’un territoire commun et de la pertinence d’un regroupement au sein d’un Pays.

 

Toutefois, le diagnostic a fait naître des attentes fortes qu’il ne faut maintenant pas décevoir. Il faudra continuer à mobiliser et à associer au maximum les éléments dynamiques de leurs communes.


 

 

 

 

Zone de Texte: Les atouts du Provinois 

 

 


1) Un cadre de vie de qualité , qui se caractérise dans sa globalité par un espace de champs ouverts (fond de tirets verts), agrémentés d’éléments paysagers tels que nos  deux rivières, l’Aubetin et la Voulzie, les forêts de Chenoise et de Sourdun, les collines boisées de la Vallée de la Voulzie… Et partout, on rencontre un patrimoine bâti et historique riche et diversifié (symbolisé par une église), qui concerne l’ensemble des villages, que ce soit du patrimoine religieux, des lavoirs ou autres témoins de la vie rurale ancienne, le caractère typique des fermes et habitations briardes…

 

 

2) Provins, pôle de proximité pour les services, les loisirs et l’emploi. Notons également la présence des pôles de Roissy, Marne-la-Vallée et Paris, plus éloignés mais qui exercent une influence certaine sur les habitants du Provinois.

 

 

3) Un pôle touristique reconnu, Provins, qui représente une porte d’entrée touristique pour notre territoire. A l’Est, le vignoble champenois et au Sud, le Pays Bassée-Montois, représentent des atouts dans le sens où des liens de coopération, notamment touristiques, pourraient être tissés

 

 

4) Un potentiel économique. Le profil du Provinois est très fortement marqué par son agriculture active (tracteur en cartouche), non plus ici pour l’empreinte qu’elle laisse sur les paysages mais en tant qu’activité économique locale. Le Pays Provinois dispose par ailleurs d’espaces d’accueil des entreprises : trois Zones d’Activités Economiques intercommunales, ainsi que deux zones communales à Provins et Longueville. En matière d’emploi local, la Vallée de la Voulzie se distingue en tant que zone historiquement plus attractive pour les entreprises pourvoyeuses d’emplois.

 

 

5) Des axes de communication, routiers (lignes noires continues), ferroviaires (ligne pointillée) mais également une particularité de notre territoire rural, des transports à la demande (bus en cartouche).

 

 

6) Un milieu associatif dynamique. Symbolisé par un sourire, il caractérise la majeure partie des villages, ainsi que la ville de Provins


 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 



 

Zone de Texte: Les problèmes du Provinois 

 


1°/L’insuffisance des services de proximité en milieu rural, qui touche l’ensemble des communes rurales - et notamment les plus éloignées des villes – et concerne à la fois le difficile maintien des services publics dans nos campagnes, l’éloignement des équipements de loisirs et des animations culturelles, l’accessibilité aux services sociaux.

 

 

2°/La faiblesse du tissu économique, notamment du secteur industriel et d’activités pourvoyeuses d’emplois locaux. De plus, le territoire pâtit d’une absence de concertation entre les Zones d’Activités Economiques existantes et de son enclavement par rapport aux axes de communication rapides que sont l’autoroute A4 au Nord et la A5 au Sud. Sa proximité avec la région Champagne-Ardenne à l’Est, qui bénéficie d’avantages fiscaux de par sa non appartenance à l’Ile-de-France, et la banlieue parisienne à l’Ouest, et notamment les pôles forts que sont Roissy et Marne-la-Vallée, sont ici vécus comme un désavantage. Le fait qu’ils aient été considérés comme un atout pour le territoire sur la carte précédente ne représente pas une contradiction mais révèle l’ambivalence de notre localisation.

 

 

3°/Le manque de logements locatifs, dont l’offre en milieu rural ne répond pas à la demande croissante, et qui se trouvent concentrés à Provins et à Longueville, d’où un déséquilibre dans la répartition de la population.

 

 

4°/Le manque transports, qu’il s’agisse des liaisons vers l’extérieur - et notamment vers les pôles d’emplois et de loisirs de l’Ouest du département – des liaisons ferroviaires - insuffisantes en fréquence et en rapidité – ou des transports collectifs internes, qui n’offrent pas une alternative satisfaisante à la voiture individuelle.

 

 

5°/Les nuisances des dessertes routières, qui sont vécues comme un danger sur la presque totalité des routes, aussi bien dans les traversées de villages (vitesse) que pour les cars scolaires (largeur des voies). De plus, elles engendrent des nuisances riveraines particulièrement mal vécues lors de leur traversée des zones urbanisées, c’est-à-dire le long de la N4 au Nord, de la N19 au niveau de Sourdun et de la D403, de Provins à Longueville.

 

 

6°/L’éclatement des réseaux d’eau potable et d’assainissement, qui complique la distribution et le traitement de la plupart des communes qui ne peuvent faire face à la complexité technique et au coût d’un tel réseau. De plus, la qualité des eaux de rivières laisse également à désirer. La solution relève d’un échelon supérieur à la commune.

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

Zone de Texte: Les évolutions du Provinois depuis 10-20 ans 

 

 


1°/Une hausse démographique générale, phénomène observé sur l’ensemble du Provinois, avec toutefois davantage de mouvements dans la partie Ouest, par des arrivées de population - notamment de couples avec jeunes enfants - qui repartent au bout de quelques années, souvent au moment de l’adolescence. Ce turnover engendre une instabilité de la population et un faible ancrage local.

 

2°/Une économie qui offre moins d’emplois, avec notamment une baisse remarquée à Provins et un difficile maintien des activités en milieu rural. Les Communautés de Communes ont créé des zones d’activités intercommunales mais qui n’ont pu pallier cette évolution.

 

3°/ Vers un touristique diversifié. Le secteur a connu une véritable explosion à Provins grâce à la création de l’Office du Tourisme trois étoiles et s’enrichit progressivement dans le milieu rural par la multiplication des initiatives associatives ou privées.

 

4°/Une demande de logements croissante. Le secteur du Provinois s’avère être de plus en plus attractif, d’où une insuffisance accrue de terrains et d’habitations mais surtout de logements locatifs. La demande a évolué de manière considérable depuis 15-20 ans dans ce domaine avec le phénomène de rurbanisation. Des logements sociaux ont été construits, à Provins et dans les bourgs principaux, afin de répondre à un autre aspect de la demande.

 

5°/Services : des besoins toujours plus nombreux. Il a été observé une augmentation de l’offre de services à Provins ainsi qu’un élargissement de leur diffusion vers les communes alentour. Mais certains domaines, comme la petite enfance, méritent d’être encore améliorés, malgré la création de nombreux regroupements pédagogiques intercommunaux pour maintenir les écoles rurales. En matière de loisirs, les équipements de Provins arrivent aujourd’hui à saturation. Dans les villages, la vie associative rencontre des hauts et des bas : un enrichissement de l’offre mais par ailleurs des difficultés de renouvellement du bénévolat

 

6°/Un souci accru de qualité de vie. Par une meilleure prise en compte des élus locaux du patrimoine bâti et naturel, les villages ont connu une amélioration, à la fois de l’esthétique et du confort : enfouissement des lignes, plantations, rénovation des habitations, des églises et lavoirs, amélioration de la voirie… Les réseaux d’eau potable et d’assainissement ont été également améliorés

 

7°/L’apparition de nouveaux problèmes sociaux, notamment une hausse de la petite délinquance des jeunes, locaux ou extérieurs au territoire.

 

8°/L’insécurité routière grandissante, toujours sur les grands axes mais aussi sur les petits axes secondaires où les limitations de vitesse sont loin d’être respectées.

 


Le regard

 

Les évolutions du Provinois

depuis 10-20 ans