Ces pages sélectionnées par
Mairie-conseils CDC, illustrent la démarche espace et développement.

Le Pays
Provinois
Projet de
territoire
a)
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Fond
de carte : INSEE, Inventaire communal, 98 Marne-la-Vallée Paris Europort
Vatry 35 min A5 *Temps
compté à partir de Provins même 45 min Marne Melun Nogent Provinois Troyes
SNCF




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A4
A5


Source :
Association du Pays Provinois, 2001

La méthode



Objectifs
et intérêt de l’autodiagnostic
üFaire remonter
l’information des communes,
concernant le vécu du territoire. Cela induit une connaissance approfondie des
préoccupations locales et de la manière dont les élus appréhendent l’idée du
territoire du Pays. Toutefois, il convient d’établir ensuite un parallèle entre
cette information subjective et les données objectives afin de relativiser et
d’analyser le sens des préoccupations exprimées, des priorités locales.
üPermettre une
appropriation du projet par les acteurs
locaux, mobilisés dès l’origine autour de leurs propres préoccupations puis
replacés progressivement dans un contexte élargi. Cela permet d’ouvrir leur
réflexion à ce qui se passe dans les communes voisines et ainsi de faire naître
l’idée d’appartenance à un territoire plus vaste, enrichi de ses différences.
üChaque maire ainsi qu’un certain nombre de
conseillers municipaux, de représentants associatifs et socioprofessionnels se
rencontrent et des liens sont établis, liens qui se renforcent à chaque
nouvelle réunion. Ces acteurs locaux seront ensuite les acteurs du projet, il
est important d’instaurer entre eux une réelle relation d’écoute, de
dialogue et de confiance.
La méthode

La méthode

Après les élections municipales, soirée
d’information des nouvelles équipes municipales Première
réunion des 3 commissions thématiques Réunion
des 7 groupes de projet Validation
du projet de territoire finalisé en Assemblée Générale

Le diagnostic de territoire vise à mieux connaître
l’existant et les besoins afin de définir des axes d’action pertinents et
adaptés non seulement aux attentes mais également aux moyens dont dispose le
Pays Provinois.
Une fois dégagés, ces axes de développement doivent être
approfondis afin d’aboutir à des projets concrets. De nombreuses idées ont été
exprimées lors du diagnostic. Il convient maintenant d’établir des
priorités, des choix parmi celles qui se révèleront réalisables, celles qui
devront attendre et celles qui seront abandonnées.
Si la synthèse cartographique a incité à un regard
transversal et global sur notre territoire, il convient ensuite de cibler la
réflexion sur des projets cohérents entre eux au sein des trois grands domaines
qui se dégagent de la réflexion :
Øl’économie et le tourisme
Øles services aux personnes
Øle cadre de vie, naturel et bâti
C’est au travers de trois commissions thématiques que
sera continué le travail. Tous les participants aux réunions de diagnostic sont
invitées à s’inscrire dans ces commissions puis dans les groupes de projets qui
en sont issus. Les propositions élaborées dans ces groupes remontent ensuite en
commissions, qui elles-mêmes feront remonter les projets retenus en Comité Directeur
puis Assemblée générale pour une validation finale du projet de territoire pour
les cinq années à venir. Ce projet sera cependant évolutif et les programmes
d’action annuels seront élaborés au fur et à mesure.
Le succès ou l’échec de
la méthode participative adoptée se mesure à l’aune de la participation.
Ainsi, il convient de s’attarder sur deux aspects :
-quantitatif, c’est-à-dire le nombre de
personnes mobilisées
-qualitatif, c’est-à-dire le degré
d’implication et de satisfaction des participants
Les
réunions de diagnostic communal réunissaient de 10 à 20 personnes, en
fonction de la taille de la commune, de la volonté du maire d’élargir la
réunion à des non-élus et à la présence ou non de personnalités
particulièrement actives dans leur commune. Lors des synthèses intercommunales,
l’assemblée variait de 25 à 35 personnes, en fonction du nombre de
communes présentes au sein de l’intercommunalité. Enfin, les deux réunions de
synthèse globale du Pays Provinois ont accueillies 80 personnes chacune,
provenant de l’ensemble du territoire.
Particulièrement bien mobilisés par cette démarche de remontée de
l’information, les élus et les acteurs locaux ont exprimé le souhait d’être
activement associés à la suite de l’élaboration du projet de territoire et à la
concrétisation des projets. Or, cette implication locale s’avère primordiale
afin d’entretenir le sentiment de maîtrise du projet par la base et donc de
garantir leur actif engagement dans sa mise en œuvre. De plus, les élus ont exprimé
le souhait de disposer d’une communication interne régulière, d’un retour de
l’information vers la commune.
Sur
un plan plus qualitatif, la démarche semble également un succès pour quatre
raisons :
·
Le travail en petits groupes hétérogènes (mélangeant les
représentants de communes et d’intercommunalités différentes pour réfléchir
ensemble au Pays Provinois), a tout d’abord étonné, les participants semblaient
sceptiques. Puis, ils y ont trouvé un intérêt certain et souhaitent maintenant
poursuivre ce fonctionnement. Raisonner à une échelle Pays et associer à la
réflexion de non-élus s’est avéré positif. Le succès des groupes de projet
organisés au mois de septembre en est le témoin. Le nombre et le profil des
participants se sont encore élargis et la participation aux débat galvanisée.
·
Par ailleurs, il est souhaité que le Pays Provinois s’appuie sur
les structures professionnelles compétentes dans le montage des projets et
développer des échanges avec les territoires voisins. Cette notion
d’ouverture partenariale est un élément fort de la méthode préconisée.
·
L’organisation en groupes de réflexion à géométrie variable, en
fonction des sujets, voilà le bon mode de fonctionnement pour nos 37 communes.
·
La rotation des lieux de réunion dans l’ensemble des communes du
Provinois semble aller dans le même sens. Cela contribue à une meilleure
interconnaissance. Chaque commune trouve sa place dans le Pays en contribuant
au bon fonctionnement des réunions.
Par ailleurs, le caractère
innovant de la méthode cartographique adoptée s’est avéré
très positif dans le sens où il permet une visualisation concrète et
synthétique des éléments diagnostiqués. Dans les communes, l’élaboration des
cartes évite des oublis, notamment sur un territoire rural éclaté, révèle des
zones, des aires de concentration des enjeux ou des problèmes.
En procédant eux-mêmes à
l’élaboration des cartes et en suivant leur évolution, les participants
apprennent à se reconnaître et à se concevoir comme faisant partie d’un tout.
Se développe progressivement une prise de conscience de l’existence d’un
territoire commun et de la pertinence d’un regroupement au sein d’un Pays.
Toutefois, le
diagnostic a fait naître des attentes fortes qu’il ne faut maintenant pas
décevoir. Il faudra continuer à mobiliser et à associer au maximum les éléments
dynamiques de leurs communes.
1)
Un cadre de vie de qualité ,
qui se caractérise dans sa globalité par un espace de champs ouverts (fond de
tirets verts), agrémentés d’éléments paysagers tels que nos deux rivières, l’Aubetin et la Voulzie, les
forêts de Chenoise et de Sourdun, les collines boisées de la Vallée de la
Voulzie… Et partout, on rencontre un patrimoine bâti et historique riche et
diversifié (symbolisé par une église), qui concerne l’ensemble des villages,
que ce soit du patrimoine religieux, des lavoirs ou autres témoins de la vie
rurale ancienne, le caractère typique des fermes et habitations briardes…
2)
Provins, pôle de proximité
pour les services, les loisirs et l’emploi. Notons également la présence des
pôles de Roissy, Marne-la-Vallée et Paris, plus éloignés mais qui exercent une
influence certaine sur les habitants du Provinois.
3)
Un pôle touristique reconnu,
Provins, qui représente une porte d’entrée touristique pour notre territoire. A
l’Est, le vignoble champenois et au Sud, le Pays Bassée-Montois, représentent
des atouts dans le sens où des liens de coopération, notamment touristiques,
pourraient être tissés
5)
Des axes de communication,
routiers (lignes noires continues), ferroviaires (ligne pointillée) mais
également une particularité de notre territoire rural, des transports à la
demande (bus en cartouche).
1°/L’insuffisance des
services de proximité en milieu rural, qui touche l’ensemble des communes rurales - et
notamment les plus éloignées des villes – et concerne à la fois le difficile
maintien des services publics dans nos campagnes, l’éloignement des équipements
de loisirs et des animations culturelles, l’accessibilité aux services sociaux.
2°/La faiblesse du
tissu économique,
notamment du secteur industriel et d’activités pourvoyeuses d’emplois locaux.
De plus, le territoire pâtit d’une absence de concertation entre les Zones
d’Activités Economiques existantes et de son enclavement par rapport aux axes
de communication rapides que sont l’autoroute A4 au Nord et la A5 au Sud. Sa
proximité avec la région Champagne-Ardenne à l’Est, qui bénéficie d’avantages
fiscaux de par sa non appartenance à l’Ile-de-France, et la banlieue parisienne
à l’Ouest, et notamment les pôles forts que sont Roissy et Marne-la-Vallée,
sont ici vécus comme un désavantage. Le fait qu’ils aient été considérés comme
un atout pour le territoire sur la carte précédente ne représente pas une
contradiction mais révèle l’ambivalence de notre localisation.
3°/Le manque de
logements locatifs,
dont l’offre en milieu rural ne répond pas à la demande croissante, et qui se
trouvent concentrés à Provins et à Longueville, d’où un déséquilibre dans la
répartition de la population.
4°/Le manque
transports, qu’il
s’agisse des liaisons vers l’extérieur - et notamment vers les pôles d’emplois
et de loisirs de l’Ouest du département – des liaisons ferroviaires -
insuffisantes en fréquence et en rapidité – ou des transports collectifs
internes, qui n’offrent pas une alternative satisfaisante à la voiture
individuelle.
5°/Les nuisances des
dessertes routières,
qui sont vécues comme un danger sur la presque totalité des routes, aussi bien
dans les traversées de villages (vitesse) que pour les cars scolaires (largeur
des voies). De plus, elles engendrent des nuisances riveraines particulièrement
mal vécues lors de leur traversée des zones urbanisées, c’est-à-dire le long de
la N4 au Nord, de la N19 au niveau de Sourdun et de la D403, de Provins à Longueville.
6°/L’éclatement des
réseaux d’eau potable et d’assainissement, qui complique la distribution et le traitement de la
plupart des communes qui ne peuvent faire face à la complexité technique et au
coût d’un tel réseau. De plus, la qualité des eaux de rivières laisse également
à désirer. La solution relève d’un échelon supérieur à la commune.
5°/Services : des besoins
toujours plus nombreux. Il a
été observé une augmentation de l’offre de services à Provins ainsi qu’un
élargissement de leur diffusion vers les communes alentour. Mais certains
domaines, comme la petite enfance, méritent d’être encore améliorés, malgré la
création de nombreux regroupements pédagogiques intercommunaux pour maintenir
les écoles rurales. En matière de loisirs, les équipements de Provins arrivent
aujourd’hui à saturation. Dans les villages, la vie associative rencontre des
hauts et des bas : un enrichissement de l’offre mais par ailleurs des
difficultés de renouvellement du bénévolat
6°/Un souci accru de qualité de
vie. Par une meilleure prise
en compte des élus locaux du patrimoine bâti et naturel, les villages ont connu
une amélioration, à la fois de l’esthétique et du confort : enfouissement
des lignes, plantations, rénovation des habitations, des églises et lavoirs,
amélioration de la voirie… Les réseaux d’eau potable et d’assainissement ont
été également améliorés
7°/L’apparition de nouveaux
problèmes sociaux, notamment
une hausse de la petite délinquance des jeunes, locaux ou extérieurs au
territoire.
8°/L’insécurité routière
grandissante, toujours sur les
grands axes mais aussi sur les petits axes secondaires où les limitations de
vitesse sont loin d’être respectées.
Les évolutions du
Provinois depuis 10-20 ans
Le regard
